32ᵉ dimanche du temps ordinaire - Couleur liturgique: vert
Évangile selon saint Matthieu 25, 1-13
Le temps de la préparation
« Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler. Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes. »(Ps 62, 7-8)
Le temps de l’observation
La parabole du jour est étrange à plus d’un titre. C’est une drôle de situation qui nous est racontée là. Des vierges assistent à un mariage même si aucune d’elles ne semble être la mariée ou n’est désignée comme telle. Quand, en pleine nuit, arrive l’époux on ne sait pas qui crie pour avertir les personnes endormies. Quand les femmes prévoyantes conseillent aux autres d’aller acheter de l’huile, c’est la nuit et on imagine que les magasins sont clos et que les vendeurs dorment. On ne comprend d’ailleurs pas pourquoi la lumière ne pourrait pas se partager entre les unes et les autres, l’époux n’ayant pas besoin d’une lumière personnelle pour être accueilli. Enfin, sa réaction finale où il refuse d’ouvrir à des femmes ayant fait l’effort de trouver de la lumière est incompréhensible. Seule la dernière phrase éclaire l’ensemble de cette parabole finalement peu claire : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »
Le temps de la méditation
Comme dans la parabole des invités au festin qui ne veulent pas s’y rendre, on peut ressentir de l’injustice à la lecture de ce texte. Faudrait-il être parfait pour être prêt ou pour être digne d’assister à un mariage qui ne serait pas le nôtre ? Si la parabole est datée dans sa formulation, elle met en garde contre le risque de passer à côté de sa vie, de ne pas être présent là où on est, de ne pas suivre les intentions que l’on s’est fixées, de ne pas leur accorder toute l’attention nécessaire pour qu’elles puissent être menées jusqu’à leur terme. La parabole raconte nos retards, nos écarts, notre vie à toute allure qui nous fait gâcher ce à quoi nous tenons. Cette parabole hors d’âge nous invite à prendre le temps de construire ce qui fait notre vie et nos rencontres. À leur accorder suffisamment notre attention pour les mener à leur terme et profiter de la joie que leur accomplissement procure.
Le temps de la prière
« Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau. » (Ps 62, 2)
Marie-Laure Durand, bibliste
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