4e dimanche de Pâques - Couleur liturgique: blanc
Évangile selon saint Jean 10, 1-10
Le temps de la préparation
« Jésus, porte du Royaume, qui entre par toi sera sauvé » (En-Calcat).
Le temps de l’observation
Le contexte dans lequel Jésus s’exprime est polémique. Il fait suite à la guérison de l’aveugle-né un jour de sabbat, acte vilipendé par les autorités religieuses de son temps. Quelle est sa légitimité pour s’être permis d’agir ainsi en ce jour béni ? Dans sa réponse, Jésus fait appel à la différence entre le berger qu’il est et les voleurs ou autres prédateurs. Lui seul donne accès à « l’enclos des brebis » (ou bergerie). Pour Jean Tauler, prédicateur du XIVe siècle, l’enclos fait signe vers le cœur du Père, où sont cachés ses trésors. Que le portier lui ouvre la porte est un autre signe de la légitimité de Jésus. Sans oublier la reconnaissance de « ses » brebis. L’adjectif possessif rappelle la formule d’alliance présente dans le Pentateuque (cf. Ex 6, 7) ou celle d’appartenance mutuelle qui ponctue le Cantique des Cantiques (cf. Ct 2, 16). Quoi qu’il en soit, Jésus conduit à plus grand que lui, à celui qui l’a envoyé et dont il est pourtant l’égal en divinité comme le suggère le « Moi, je suis la porte » (cf. Ex 3, 14).
Le temps de la méditation
Les critères de discernement donnés ici nous interrogent. Sommes-nous conscients d’avoir été libérés par le Christ et de ne plus avoir besoin de chercher nos sécurités en dehors de lui, libérés de devoir trouver du sens dans des modes de pensées sans lendemain ? Sommes-nous prêts à le suivre en faisant fond sur ses promesses et en adoptant le chemin qui fut le sien : celui du libre don de sa vie quoi qu’il puisse en coûter ? Sommes-nous suffisamment enracinés dans son amour pour ne pas céder aux pressions de l’esprit du monde, de la pensée unique, et pour défendre ce qui a valeur d’éternité ? Guérir un aveugle le jour du sabbat, n’est-ce pas donner la première place à l’humain et user librement de sa faculté de discernement quant aux pratiques, religieuses ou non, qui ne sont qu’un moyen et en aucun cas une fin ?
Le temps de la prière
« Donne à ton serviteur un cœur attentif […] pour qu’il sache discerner » (1 R 3, 9).
Emmanuelle Billoteau, ermite
Hors des sentiers battus L’an dernier, j’avais choisi Le Petit Prince comme lecture pour m’accompagner pendant le Carême. Après tout, le petit livre d’Antoine de Saint-Exupéry ne raconte-t-il pas une…
1911-1938. “Jésus a besoin d’âmes qui l’écoutent en silence”, écrivait ce jeune Espagnol qui arrêta....
Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la vo...
Le Seigneur est mon berger :je ne manque de rien.Sur des prés d’herbe fraîche,il....
Bien-aimés, si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une gr...
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui....
L’évangile de ce dimanche est riche en protagonistes : des brebis, un berger, un b...
Antienne d’ouverture La terre est remplie de l’amour du Seigneur ; il a fait les cieux par sa parole...
Le temps de la préparation « Quelle joie quand on m’a dit : “Nous...
Le temps de la préparation « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la...
Le temps de la préparation « Non, je ne mourrai pas,je vivrai pour annoncerles act...
Le temps de la préparation « L’Agneau sera leur pasteurpour les conduire aux...