Commentaire Un passage qui n’est pas secret

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L’évangile de ce dimanche est riche en protagonistes : des brebis, un berger, un bandit ou voleur, un portier et…. une porte ! La porte, c’est Jésus lui-même. En se qualifiant ainsi, il nous prend à contre-pied. En effet, l’image du bon berger, par laquelle il va se désigner juste après, nous est bien plus familière. Quand il dit de lui-même qu’il est la porte qui permet le passage de la sécurité de l’enclos à l’espace nourricier des pâturages, Jésus formule en images ce qu’il affirme plus loin dans le même évangile : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14, 6). Passer par Jésus, c’est accéder au Père, c’est-à-dire à une vie donnée en abondance. Il y a donc un enjeu de vie et de mort à mettre notre confiance en Jésus, l’image du troupeau menacé par un voleur animé d’intentions meurtrières le signifie clairement. Sans nommer les forces d’opposition à la vie, Jésus affirme qu’elles sont bien à l’œuvre. Or, nous rappelle-t-il, il est justement venu pour que nous ayons la vie. Certes, nous ne sommes pas épargnés par la mort mais la promesse de vie que Jésus fait dans ce texte n’en demeure pas moins réelle. Jésus, qui vient vivre avec nous, nous ouvre le passage vers la vie. Ce passage n’est pas caché ou ouvert aux seuls détenteurs d’une clef, ce n’est pas un labyrinthe de conditions et de lois. C’est Jésus, tout simplement.

Quelle est cette vie en abondance pour moi ?

À quoi puis-je reconnaître la voix de Jésus dans mon existence ?

Comment cette image de berger et de brebis me parle-t-elle ? Que me dit-elle de ma relation à Dieu ? 

Marie-Caroline Bustarret, théologienne, enseignante aux facultés Loyola Paris

Éditorial avril 2026

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