Commentaire Dieu qui vient à l’homme !

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Dans le prologue, au début de son évangile, saint Jean présente Jésus comme « la vraie Lumière qui éclaire tout homme ». Cette lumière rejoint aujourd’hui l’aveugle de naissance, dont l’évangile garde volontairement l’anonymat pour que chacun puisse se reconnaître en lui. Il ne demande rien : c’est Dieu, en Jésus, qui prend l’initiative et pose son regard sur lui. Dieu cherche l’homme bien avant que l’homme ne le cherche. Peut-être l’aveugle a-t-il simplement perçu une présence, ou entendu cette parole surprenante échangée à son sujet : « Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Pour celui qui vit dans les ténèbres, une telle annonce ne peut qu’ouvrir un espoir. Par la boue, créée avec de la salive et posée sur ses yeux, signe du geste créateur, Jésus vient recréer une humanité blessée. L’aveugle obéit, va se laver à la piscine de Siloé et revient voyant. La lumière reçue l’entraîne vers une plus grande clarté : la connaissance de Jésus. Son témoignage révèle sa progression intérieure : d’abord il parle de « l’homme appelé Jésus », puis d’« un prophète », et enfin d’« un homme de Dieu ». Et quand Jésus vient à lui une dernière fois et lui révèle son identité, l’homme s’incline : « Je crois, Seigneur. » Devenu témoin de la lumière, il devient le symbole de tout chrétien appelé, par le baptême, à transmettre la clarté de la foi par sa vie.

En quoi mon propre chemin ressemble-t-il à celui de l’aveugle qui apprend peu à peu à reconnaître la lumière ?
Comment puis-je, dans ma vie quotidienne, devenir à mon tour témoin de la lumière reçue ? 

Jean-Paul Sagadou, prêtre assomptionniste, rédacteur en chef de Prions en Église Afrique

Éditorial mars 2026

À la table du Seigneur J’étais reçu à souper chez mon cousin, que je n’avais pas revu depuis quelques années. J’avais apporté une bonne bouteille de vin rouge pour cette…