Commentaire Le prix du salut et de la liberté

A A

Chaque jour, l’actualité du monde et parfois même de nos vies se retrouve face à la question du mal et de la souffrance. À tel point que la haine, la guerre, les attentats, l’oppression des pauvres et des petits semblent s’inscrire malgré nous au registre de la normalité. La liturgie de ce jour tourne nos regards vers le Christ en croix. La Croix touche notre humanité, ce qu’elle est parfois malgré elle et ce qu’elle est appelée à être. La Croix blesse l’homme, elle le défigure, mais par-dessus tout elle le sauve ! Voilà tout le mystère que nous célébrons aujourd’hui. En tout point de notre monde où l’homme est menacé, défiguré comme image de Dieu, et partout où l’image de Dieu elle-même est menacée dans l’homme, il y a une croix de trop.
Cependant, au cœur de notre vie de baptisés, la Croix ne cesse d’indiquer le passage de la mort à la vie. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique ! » La Croix est signe d’une vie donnée, tout entière ! La Croix est preuve d’amour ! La Croix est le prix de notre liberté, de notre salut. Elle est la clef de notre avenir et fondatrice d’une histoire toujours en naissance.
Au pied de la Croix, c’est toujours l’heure de l’offrande libre, l’heure où le Fils dépose sa vie entre les mains du Père, l’heure du grand mouvement d’amour dans lequel le Christ nous entraîne vers le Père, tout en nous appelant, nous aussi, au don de notre vie. « Père, entre tes mains, je remets mon esprit ! »

Y a-t-il dans ma maison, mon appartement, ma chambre, une croix qui me rappelle l’amour de Dieu pour moi ?

Quelle croix suis-je appelé à porter avec le Christ ?

M’arrive-t-il de jeter un regard sur le calvaire ou la croix de mission au cœur de ma ville, à l’entrée de mon village ? ■

Benoît Gschwind, évêque de Pamiers

Éditorial mai 2026
Jean Grou

Neuf décennies au service de l’Église d’ici Mine de rien, Prions en Église, dans sa version dominicale, traverse actuellement sa quatre-vingt-dixième année. Quatre-vingt-dix ans, c’est ce qu’on peut appeler un…