Commentaire Le sommeil de Joseph

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Peu après son élection en 2013, le pape François nous confiait sa dévotion personnelle à « saint Joseph le rêveur ». Une statuette du saint, couché et en dormi, probablement inspirée du récit de l’évangile d’aujourd’hui, accompagnait la prière du tout jeune pontife. C’est ce saint discret et peu bavard, solide et sur qui on peut compter en toutes circonstances, que la liturgie nous fait rencontrer en ce quatrième dimanche de l’Avent. Joseph le « juste » vit en conformité avec la volonté de Dieu et cette volonté est habitée par la miséricorde : pas question pour lui de dénoncer sa femme. L’intervention de l’ange dans son sommeil révèle qu’il doit s’ouvrir à une autre logique, celle de la foi. Joseph est invité à accueillir un mystère qu’il ne comprend pas, mais qui lui est confié. Il devient ainsi le gardien du désir ­créateur de Dieu. Le sommeil de Joseph est un rendez-vous avec Dieu. Joseph ne dort pas, il prie. Il s’abandonne à Dieu et se laisse habiter par lui. Dès le réveil, Joseph agit. Son obéissance est immédiate, totale, silencieuse. Sa discrétion, efficace et fiable. Dieu peut compter sur Joseph pour que son Messie soit reconnu comme fils de ­David, et pour que le cours de l’histoire soit à jamais transformé. Nous sommes appelés à devenir, nous aussi, gardiens du mystère de Dieu dans notre monde. Et à nous rappeler que la foi n’est pas d’abord une compréhension intellectuelle, mais une adhésion confiante à la parole de Dieu, qui transforme la vie.

Que m’inspire ce récit, à l’approche de Noël ?
Quelles interrogations suscite-t-il ?

Ai-je identifié la manière dont Dieu m’appelle ?

Qu’est-ce qui me touche dans la personne de Joseph ?

Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église

Éditorial de février 2026
Jean Grou

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