Commentaire Signe par excellence

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Depuis sa prison, Jean le Baptiste s’interroge sur l’identité de Jésus : « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? » À cette question, Jésus répond par des actes de guérison : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent. La sagesse africaine enseigne que « c’est au pied du mur qu’on connaît le maçon ». De même, c’est dans les fruits de son action que Jésus se révèle comme le Messie attendu. La foi chrétienne n’est pas d’abord une idée mais une expérience de salut qui transforme la réalité. Jésus ne donne pas seulement des signes. Il est lui-même, par excellence, le signe du Royaume. Dans notre monde, marqué par les blessures provoquées par des guerres, des migrations ­forcées, des inégalités sociales et la crise écologique, il nous faut regarder du côté des « signes » de Dieu à l’œuvre. Le Royaume est présent à travers les multiples et humbles engagements pour la justice, sans oublier les gestes de solidarité qui redonnent de la dignité aux fragiles de nos sociétés. Jean le Baptiste peut être un modèle pour nous et Jésus a raison de faire son éloge. Devenons comme lui : des hommes et des femmes debout, qui ne cherchent pas à vivre dans des palais mais dans le désert, proches des gens et fidèles à leur mission. Soyons les témoins d’un Évangile qui ouvre des chemins d’espérance pour nos contemporains en quête de sens.

Dans les moments d’épreuves, comment est-ce que je reconnais la présence du Christ à l’œuvre dans ma vie ?

De quelle manière puis-je être un « Jean le Baptiste » pour aujourd’hui ?

Qu’est-ce que je fais pour préparer la route du Christ là où je vis ?

Jean-Paul Sagadou, prêtre assomptionniste, rédacteur en chef de Prions en Église Afrique

Éditorial de février 2026
Jean Grou

Plonger dans la folie de Dieu Alors que nous traversons sous nos latitudes les jours les plus froids de l’année, la liturgie nous offre une célébration qu’on pourrait qualifier de…