Commentaire Chemins de joie

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L’évangile de la Toussaint nous donne à voir ce qu’est la sainteté à travers les Béatitudes. Il nous rappelle que le pèlerinage vers la sainteté n’est pas austère mais qu’il s’agit d’un chemin de joie. Ce chemin demande un effort de notre part : depuis toujours ces paroles du Christ sont un appel à contre-courant. Mais elles sont aussi une promesse, celle de trouver un bonheur qui ne s’affadit pas. Ces Béatitudes égrenées par Jésus sont autant de voies proposées pour se rapprocher de Dieu et témoignent de la multiplicité des facettes de la sainteté. Il y a d’ailleurs des phases dans nos vies où l’une ou l’autre Béatitude nous inspire davantage ou fait davantage écho à ce que nous vivons.
À la Toussaint, nous gardons en mémoire ces visages, pour la plupart anonymes, qui constituent la communion des saints et qui éclairent chacun de manière particulière et personnelle cette sainteté. Ils sont souvent ce que le pape François appelait dans l’exhortation Gaudete et exsultate (Soyez dans la joie et l’allégresse) la sainteté « de la porte d’à côté ».
Paradoxalement pour leur emboîter le pas, je crois qu’il faut se détacher d’une injonction à la sainteté. Il faut céder sans réserve à l’élan généreux de nos cœurs, qui cherche à s’élancer vers celles et ceux qui nous sont donnés comme compagnons de route. Et aussi nous habituer à observer tout ce bien discret qui tient le monde dans chaque repli du quotidien.

Aujourd’hui, dans l’état dans lequel je me trouve, quelle Béatitude résonne plus particulièrement en moi ?
Si je relis ma semaine, quels sont les moments où j’ai pu apercevoir le bien qui tient le monde autour de moi ? 

Marie Leduc-Larivé, théologienne

Éditorial d'octobre 2026

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