Commentaire Associés dans la joie

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Cette parabole succède à celle des vignerons homicides où il est question d’un propriétaire terrien qui vient réclamer le fruit de sa vigne à ses intendants. Dans les deux cas, Jésus dénonce une opposition pouvant aller jusqu’à la violence homicide. Ces deux paraboles jettent cependant des éclairages différents sur les formes que peuvent prendre nos résistances. Dans l’évangile de ce dimanche, il ne s’agit pas d’entretenir une vigne plantée par un autre puis de refuser de rendre ce qui est dû à son propriétaire, mais seulement de refuser d’être présent de corps ou de cœur à une fête. S’associer aux joies d’une noce, c’est peu demander, non ? Il se trouve pourtant des personnes pour décliner l’invitation, et d’autres pour opposer une résistance passive aux festivités et même refuser de parler à celui qui les a invités.
En concluant son récit sur ces mots « il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus » Jésus donne la clef de son message : le secret de l’élection ne repose pas tant dans l’appel (les bons comme les mauvais peuvent être appelés) mais dans la qualité de notre réponse. Répondre présent à l’invitation du Seigneur ne suffit pas, il nous est demandé de « revêtir le vêtement de noce » c’est-à-dire de nous associer à la joie de Dieu. Mais plus encore, d’oser la relation avec lui, de sortir du silence face à lui. C’est à un dialogue confiant auquel nous sommes conviés par celui qui s’adresse à nous en disant « mon ami ».

Comment puis-je m’associer pleinement à la joie que le Seigneur veut partager avec moi ?
Aujourd’hui, quelle forme prennent mes refus de Dieu ? 

Marie-Caroline Bustarret, théologienne, enseignante aux Facultés Loyola Paris

Éditorial d'octobre 2026

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