Commentaire La joie comme testament

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En ce temps pascal, ouvrons l’oreille aux paroles de Jésus à ses disciples sur le chemin qui le conduisait à livrer sa vie par amour. Pour les disciples, éprouvés par la séparation d’avec leur Seigneur, ces paroles sont précieuses, comme celles d’un testament spirituel. Elles résonnent comme le mémorial de ce qu’ils ont vécu lors du dernier repas, recevant l’appel au bonheur : heureux ceux et celles qui, dans l’ordinaire des jours, agissent à la manière du Christ. Le récit des Actes des Apôtres atteste en effet de la manière de vivre de Philippe et ses compagnons, reçue de Jésus lui-même. Oui, Jésus a honoré sa promesse de revenir vers eux, lui qui s’est manifesté comme le Ressuscité tout au long des 50 jours du temps pascal. La promesse de Jésus aux disciples de prier le Père d’envoyer sur eux l’Esprit de vérité, le Défenseur qui sera toujours avec eux, est effective. Philippe en témoigne, lui qui, au nom du Christ Jésus, délivre les possédés, guérit les paralysés et les boiteux. Une grande joie est le signe de la présence de l’Esprit du Christ qui œuvre par les disciples. Cette promesse nous est faite, à nous qui vivons dans l’amitié avec lui. L’évangile de Jean tourne notre regard vers la Trinité. Il nous introduit dans les relations trinitaires : puissions-nous reconnaître que Jésus est dans le Père, que nous sommes dans le Fils par l’Esprit, et que lui est en nous.

Quelle sera, en ce temps pascal, la manière de mettre le Ressuscité au cœur de ma vie ?
Est-ce que j’accueille la joie qui se donne quand l’Esprit du Christ Ressuscité se manifeste dans une rencontre ? 

Anne Da, xavière

Éditorial mai 2026
Jean Grou

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