Commentaire Une promesse pour aujourd’hui

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Il est peu de passages dans la Bible qui disent clairement pourquoi ils nous ont été transmis. Celui‑ci en fait partie. Il est écrit pour ceux qui ne seront jamais témoins directs des apparitions du Ressuscité, pour ceux qui vivront de l’écoute de la Parole et de la foi reçue. Pour nous. Ainsi, l’évangile devient lui‑même un rendez-vous avec le Christ. Le Ressuscité qui n’abolit ni la peur ni le doute, mais qui vient les traverser. Il est bien le Crucifié vivant : ses plaies demeurent visibles. La joie des disciples naît précisément de cette reconnaissance. La Résurrection n’efface pas l’histoire, elle l’accomplit. Absent lors de la première apparition de Jésus, Thomas ne se contente pas du témoignage des autres. Il ose dire son besoin, sa difficulté à croire. Son attachement au Christ est trop profond pour se satisfaire de mots. Thomas réclame les plaies, car le ­Ressuscité est, pour lui, celui qu’il a vu souffrir. Il ne cherche pas une preuve abstraite, mais une continuité. Son cri de foi est l’aveu d’une relation retrouvée. La Résurrection ne peut être désincarnée, elle porte encore les traces de l’amour livré. Ce texte est une promesse pour aujourd’hui. La foi n’exige pas des certitudes immédiates, mais une disponibilité intérieure, en chemin. Croire sans avoir vu, c’est croire à partir d’une Parole reçue, transmise, habitée par l’Esprit. Là où la recherche est sincère, là où le doute est accueilli sans être nié, le Christ vivant est déjà à l’œuvre.

Qu’est-ce que cet évangile m’apprend sur Jésus ressuscité ?
Comment l’apôtre Thomas peut-il inspirer mon chemin de foi ?
Quelle place les Écritures ont-elles dans ma vie de foi ? 

Karem Bustica, rédactrice en chef de Prions en Église

Éditorial juillet 2026

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