Commentaire L’exigence d’une vie accordée au Christ

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Les textes de ce dimanche nous indiquent que choisir le Christ n’est pas sans conséquences, à commencer par la fidélité nécessaire au choix posé. Si la première lecture nous rappelle que la fidélité dépend bien de nous et de notre choix de rester fidèles, la finale de l’évangile de Matthieu nous invite à faire de notre parole un vrai « oui » ou un vrai « non ». L’enseignement inaugural de la mission de Jésus se poursuit. Sa voix s’élève avec force et clarté pour évoquer la Loi, qui devient un chemin de vie menant à Dieu. D’une certaine manière, nous sommes invités à une vraie radicalité. Cette radicalité, nous la tenons du Christ lui-même. Il n’est pas venu pour abolir la Loi, mais pour la porter à son accomplissement. Les paroles de Jésus dérangeront toujours. Affirmer que tout homme qui se met en colère contre son frère est un meurtrier ou que l’homme qui insulte son frère est digne de la géhenne de feu sont des mots violents. La tentation d’oublier ces paroles de Jésus peut être grande, mais ses paroles, même dures, invitent aussi à une exigence de vie et d’amour. La Loi est cette sagesse dont parle Paul. Une sagesse tellement éloignée de celle du monde que seul l’Esprit­ peut nous en faire découvrir les contours. Une sagesse qui ne cesse d’éclairer notre recherche et de façonner notre discernement. Une sagesse qui écrit nos « oui » et nos « non » pour que notre vie soit toujours plus accordée à la vie même de Dieu.

Quels sont les chemins habituels de mon discernement lorsque je dois poser des choix importants dans ma vie ?
Comment la parole de Dieu éclaire-t-elle mes paroles et mes actes ? L’Évangile m’aide-t-il à rejoindre mes compagnons d’humanité ? 

Benoît Gschwind, évêque de Pamiers

Éditorial mars 2026

À la table du Seigneur J’étais reçu à souper chez mon cousin, que je n’avais pas revu depuis quelques années. J’avais apporté une bonne bouteille de vin rouge pour cette…