Commentaire Donner de tout son cœur

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Jésus démarre en quatrième vitesse et finit en marche arrière. « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. » Son exigence est telle qu’il nous faut l’aimer plus qu’une mère ou un enfant. Il veut être au-­dessus de ce que nous avons de plus précieux au monde. Pourtant, il conclut en évoquant un simple verre d’eau. « Celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche […] ne perdra pas sa récompense. » Jésus n’est pas jaloux de l’amour que l’on offre aux autres. Et il ne se contredit pas. Toute sa logique se révèle dans le verbe « donner ». La Croix ou un verre d’eau sont les deux extrêmes d’un même mouvement : donner. Même le plus pauvre d’entre nous peut se permettre d’offrir un simple verre d’eau. Quel que soit
le don, l’essentiel est de donner en y mettant tout son cœur. Pour Jésus, l’amour ne se satisfait pas de mots. Il s’exprime par des gestes concrets. Jésus fait marche arrière pour nous rejoindre lorsque nous sommes attentifs à la soif de l’autre et capables de nous donner nous-mêmes. Cet évangile est un appel à reconsidérer nos priorités et à privilégier ce qui nous permet d’être en communion avec Jésus dans le don de soi à l’autre. Dans le quotidien ou les choix plus exigeants de nos vies, ce verre d’eau sera notre guide. Il symbolise l’amour dont nous disposons et il nous rappelle que tout ce qui n’est pas donné est perdu.

L’Évangile est parfois difficile à entendre, en quoi ce passage est-il une bonne nouvelle pour moi ?

Que suis-je prêt à donner cette semaine ?

Quel sera le geste d’amour qui exprimera le mieux ma fidélité au Seigneur ?

Vincent Leclercq, prêtre assomptionniste

Éditorial mai 2026
Jean Grou

Neuf décennies au service de l’Église d’ici Mine de rien, Prions en Église, dans sa version dominicale, traverse actuellement sa quatre-vingt-dixième année. Quatre-vingt-dix ans, c’est ce qu’on peut appeler un…