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  • 1re semaine du temps ordinaire
    Couleur liturgique: vert

    Témoins de la foi

    Saint Marcel (mort en 309). Devenu pape après les terribles persécutions de Dioclétien, il eut une attitude compréhensive vis-à-vis de ceux qui avaient renié leur foi sous la contrainte. Dénoncé à l’empereur, il fut exilé.
    Xavier Lecœur

    Lectures


    Éditorial du mois de janvier

    Une heureuse décision

    Le Canada a aboli la peine capitale le 14 juillet 1976, mettant ainsi fin à un débat qui durait depuis des années. Je me souviens de la première fois où j’ai été interpellé par cette question, à l’âge de neuf ou dix ans. Au cours de la messe, le curé de ma paroisse avait demandé aux fidèles: «Que pensez-vous de la peine de mort?» Un membre de l’assemblée avait répondu avec assurance: «Pour quelqu’un qui a commis un meurtre, ça se justifie! Il mérite le même sort.» La réaction de mon père à la suite de la messe ne s’était pas fait attendre: «Franchement! Il dit n’importe quoi, celui-là!» À cet âge, je ne savais pas trop quoi penser sur le sujet. Mais en voyant papa réagir ainsi, la balance est rapidement penchée pour moi vers un désaccord avec la peine capitale, un choix demeuré inchangé depuis.

    MÉDITATION DU JOUR

    (Hébreux 2, 14-18) Nous traversons tous des épreuves. Qu'à l'image du Christ, celles-ci nous mettent à notre tour à l'écoute des personnes qui souffrent autour de nous.

CÉLÉBRER LE DIMANCHE AVEC PRIONS

20 janvier 2019 — 2e dimanche du temps ordinaire C (Vert)

Les suggestions de cette section s’ajoutent à celles que Prions en Église offre chaque dimanche. Elles proviennent de la revue Vie liturgique

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Aide médicale à mourir et soins spirituels

D’après les sondages, une portion importante de la population canadienne est favorable à l’euthanasie, appelée aide médicale à mourir. Pas étonnant donc que des catholiques en fassent la demande, même à l’encontre de la position de leur Église.

     Dans ces cas, les intervenants spirituels et les bénévoles des institutions de santé sont directement interpellés: quelle attitude adopter?


Un accompagnement fidèle

Lorsqu’un médecin accepte de prendre soin d’une personne malade, il s’engage à l’accompagner tant que cela est nécessaire, habituellement jusqu’au terme de sa vie. Les deux s’entendent pour être partenaires d’une même aventure inédite: la personne malade accorde sa confiance, celle qui la soigne voit à en être digne.

     Un partenariat similaire est souhaitable entre les personnes malades et celles qui offrent des soins spirituels. Celles-ci s’engagent à les accompagner jusqu’à la fin, même si elles demandent l’aide médicale à mourir. Il en va de la vérité de l’accompagnement et de l’authenticité de la relation humaine.

Un défi exigeant

Les institutions de santé doivent favoriser cet accompagnement et même le faire désirer. Si elle l’accepte, la personne malade en devient le maître d’œuvre, elle en détermine les modalités.

     Idéalement, cette personne devrait pouvoir choisir celle qui va l’accompagner. Il faut en effet une forte dose de confiance pour permettre à quelqu’un de pénétrer dans son intimité.

     Accompagner la personne malade signifie marcher avec elle, mais en demeurant sur sa route. Il faut résister à l’idée de l’amener sur sa route à soi, même si elle paraît préférable. Elle seule peut déterminer sa façon de mourir.

Face à une demande d'euthanasie

La personne soignante et celle qui intervient en soins spirituels peuvent être défavorables à l’aide médicale à mourir. Elles auront toutefois la sagesse de ne pas s’opposer directement à une demande.

     Elles se placeront plutôt en mode d’écoute. D’abord pour bien comprendre le sens de cette requête. Est-ce un appel à l’aide? La crainte de la douleur physique? Le souci d’être un fardeau pour les siens? La détresse devant la dégradation de son corps? La volonté de contrôler sa fin de vie?

     À mesure que ces motifs se dévoilent, il est possible d’apporter des clarifications, de relativiser des peurs, de peser ensemble le pour et le contre d’une solution sans retour comme celle de l’euthanasie.

     L’expérience révèle que, le plus souvent, la souffrance est psychique ou morale. Or, celle-ci peut ouvrir un horizon sur la dimension spirituelle. Une approche de cette nature permet souvent de dégager un sens, voire de trouver une solution de rechange au désir de mort.

Une demande persistante

Si la personne malade persiste dans sa demande, il convient de respecter son choix, ce qui équivaut à respecter la personne elle-même et sa conscience.

     Reste aussi à inventer un mode d’accompagnement respectueux de la conscience des intervenants ou intervenantes défavorables à l’euthanasie. Par exemple, convient-il d’être présent au moment des injections par le médecin? Je n’en suis pas certain. À cause de la charge symbolique de ces moments, une présence risque fort d’être perçue comme une approbation personnelle.

     Tout accompagnement est unique et invite au respect du mystère de chaque personne. En fin de vie, il faut, plus que jamais, «enlever ses sandales» (cf. Exode 3, 5).

Mgr Bertrand Blanchet

 

 

 

 

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