Accueil
  • Jeudi après les Cendres
    Couleur liturgique: violet

    Témoins de la foi

    Saint Léandre (vers 550 - 600). Moine puis archevêque de Séville, il lutta contre l’hérésie arienne en Espagne. Ses deux frères, Fulgence et Isidore, et sa sœur Florentine ont également été canonisés.
    Xavier Lecœur

    Lectures


    Éditorial du mois de février

    C’est gratuit?

    L’USAGE DE PLUS EN PLUS répandu d’Internet a de multiples conséquences dans nos habitudes de vie. L’une d’elles consiste en l’émergence d’une certaine culture de la gratuité: en effet, nous pouvons nous informer, lire et nous divertir sans payer quoi que ce soit. Les dictionnaires, encyclopédies, sites de vidéos, de recettes ou de jeux en ligne abondent. Il suffit de quelques clics pour trouver une réponse à une question, une solution à un problème ou de quoi nous instruire sur presque tous les sujets.

    En savoir plus >

    MÉDITATION DU JOUR

    (Deutéronome 30, 15-20) Dieu nous parle clairement. Nous sommes libres. Nous pouvons répondre à son amour. Là se trouve le véritable bonheur. Nous pouvons préférer d'autres plaisirs aux exigences de l'amour. Mais ce serait choisir le malheur, l'exil loin de la maison de notre Père du ciel.

CÉLÉBRER LE DIMANCHE AVEC PRIONS

1er mars 2020 — 1er dimanche du Carême A (Violet)

Les suggestions de cette section s’ajoutent à celles que Prions en Église offre chaque dimanche. Elles proviennent de la revue Vie liturgique

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Les célibat: un lieu de fécondité

Lorsque j’ai entrepris il y a quelques mois, avec l’accord de la direction de Novalis, la rédaction de quelques chroniques sur le célibat laïque, il m’a semblé essentiel d’aller à la rencontre d’autres célibataires. Pour les entendre parler de leur expérience. Les écouter. Mais aussi pour pouvoir puiser ailleurs que dans mon propre parcours de vie. J’ai donc joint une dizaine de personnes — surtout des femmes, je dois le dire —, toutes âgées de plus de cinquante ans.

Parmi les questions que je leur ai posées, il y avait celle-ci: «As-tu été heureux, heureuse comme célibataire?» Comme je savais que pour la majorité d'entre elles, le célibat n'avait pas été un choix au départ, la réponse m'a à la fois étonnée et réjouie. Chacun, chacune avait réussi à assumer sa solitude. À trouver sa place et son bonheur. À faire de son état de vie un lieu d'épanouissement et de croissance, même si cela ne s'était pas toujours fait sans peine.


Se sentir utile

Je n’ai pas mis longtemps à comprendre que ce bonheur était étroitement lié à la fécondité de leur vie, Toutes ces personnes avaient vécu dans leur travail, leurs amitiés, leurs engagements respectifs, des expériences significatives. Elles avaient le sentiment d’avoir été utiles et, pour plusieurs, d’avoir apporté une contribution significative à la société. Certaines l’ont d’ailleurs exprimé clairement: «Je suis fière de ce que j’ai réalisé au cours de ma carrière en milieu hospitalier, m’a écrit l’une d’elles. On avait une grande confiance en moi et je suis convaincue que j’ai été utile.» Une autre est allée dans le même sens: «Ma collaboration étroite avec des collègues voués au mieux-être de personnes en difficulté a vraiment donné un sens à ma vie.» Et je suis portée à penser, sans trop de prétention, que j’ai pu être un rouage important dans mon milieu de travail.»

Donner la vie

La fécondité «n’est pas inscrite dans la chair, mais dans l’être», écrit très justement Manuel Grandin dans l’ouvrage de Claire Lesegretain, Être ou ne pas être… célibataire (Versailles, Éditions Saint-Paul, 1998, p. 213). Elle ne se limite pas au fait d’avoir des enfants et se mesure encore moins à leur nombre. Être fécond, c’est donner la vie, certes, mais on peut la donner de toutes sortes de façons: en étant généreux de sa personne, de son temps, de ses talents. En assurant une présence attentive aux gens qui nous entourent. En étant créateur, créatrice que ce soit par l’art ou l’écriture. En vivant une maternité, une paternité spirituelle. Combien de célibataires sont devenus de véritables mères ou pères pour les enfants des autres, pour leurs parents âgés, pour des neveux, des nièces, des élèves, des jeunes de leur entourage? Élargissant ainsi à une autre dimension la vie de famille dont ils ou elles avaient rêvé…

***

«En vieillissant, m’a écrit une amie célibataire, j’ai de plus en plus le souci d’être disponible pour accueillir ce que la vie me propose et surtout ce qui m’appelle. Mieux j’arrive à discerner ces interpellations, mieux j’ai le sentiment d’être là où Dieu m’attend et d’être féconde.»

Je souhaite à tous les célibataires, quel que soit leur âge, de savoir toujours cultiver cette disponibilité intérieure et cette ouverture du cœur. Car elles sont non seulement promesses de fécondité, mais elles font aussi fleurir la joie.              

Yolande Richard

 

 

 

 

Application Prions en Église

Application Prions en Église

L'Application Prions en Église facilite la prière et rend la parole de Dieu accessible en toutes circonstances.
Découvrez >