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  • 9e semaine du temps ordinaire
    Bienheureuse Vierge Marie
    Couleur liturgique: blanc

    Témoins de la foi

    Saint Justin. Martyr de l’Église de Rome, Justin, philosophe de Samarie, se convertit au christianisme vers l’âge de vingt ans. Il ouvrit à Rome une école de catéchistes qui devint un centre de réflexion chrétienne et d’approfondissement de la foi. Il fut décapité en 165.

    Lectures


    Éditorial du mois de juin

    Marie, Mère de l’Église

    Difficile de ne pas prêter attention ce mois-ci à la bienheureuse Marie, mère de l’Église. Cette mémoire, déjà célébrée en Argentine et en Pologne, a été étendue à toute l’Église par un décret que la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements a signé le 11 février 2018, à l’occasion du cent-soixantième anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes. Elle est désormais inscrite dans le calendrier liturgique romain le lundi suivant la Pentecôte, qui tombe cette année le 1er juin.

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    MÉDITATION DU JOUR

    (Jean 19, 25-34) En donnant sa mère au disciple qu'il aimait, Jésus nous en fait don à nous aussi, ses frères et sœurs dans la foi. Il sait à quel point cette femme exemplaire peut nous apporter. Que le cœur grand ouvert de Marie et sa confiance inébranlable en Dieu nous inspirent et nous réconfortent chaque jour de notre vie.

En ces temps de pandémie, Prions en Église vous offre les textes de la messe du jour afin de nourrir votre vie de prière en Église.


Lundi 1er juin Mardi 2 juin Mercredi 3 juin Jeudi 4 juin Vendredi 5 juin Samedi 6 juin Dimanche 7 juin

CÉLÉBRER LE DIMANCHE AVEC PRIONS

7 juin 2020 — La Sainte Trinité A (Blanc)

Les suggestions de cette section s’ajoutent à celles que Prions en Église offre chaque dimanche. Elles proviennent de la revue Vie liturgique

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Évolution de la bioéthique

Je reviens sur une réalité qui me tient à cœur, l'avenir de la bioéthique. En effet, au cours des dernières décennies, cette discipline a constamment évolué vers une plus grande permissivité. Voyons brièvement trois exemples. 


La recherche sur l'embryon humain

Le cas de la France est bien documenté. En un quart de siècle, elle a fini par permettre ce qu'elle interdisait totalement.

— En 1994, toute recherche sur l’embryon est interdite.

— En 2004, on permet une dérogation pour cinq ans.

— En 2011, la dérogation devient permanente.

— En 2013, on passe d’une dérogation à une autorisation conditionnelle.

— En 2020, toute condition est supprimée.

Or, cette recherche est effectuée avec des cellules souches embryonnaires et elle aboutit à la destruction de l'embryon. Pourtant, la découverte des cellules pluripotentes induites donne des résultats plus probants, sans destruction d'embryons.

L'euthanasie

La Belgique et les Pays-Bas ont la plus longue expérience de la pratique de l'euthanasie, soit depuis 2002. En Belgique, il n'est plus nécessaire d'être en phase terminale et, depuis 2014, des mineurs sont admissibles. De même aux Pays-Bas, où l'euthanasie est possible après un diagnostic de démence. En ces deux pays, la souffrance psychique devient le critère le plus important, ce qui ouvre la porte aux interprétations les plus larges. 

     Au Canada, la Cour suprême a posé des limites minimales à l’aide médicale à mourir en se basant sur une Charte des droits qui privilégie les droits individuels. Elle a déclaré inconstitutionnelles les lois votées par les parlements québécois (2014) et canadien (2016) qui s’étaient efforcés de la baliser.

     En ces trois pays, les décès par euthanasie augmentent substantiellement chaque année, jusqu'à constituer 4% des mortalités aux Pays-Bas. Aux yeux de plusieurs, elle est devenue une façon normale de terminer sa vie et risque donc d'être banalisée.

L'aide médicale à la procréation

     L'aide médicale à la procréation (fécondation in vitro) visait d'abord à pallier l'infertilité des couples. Elle a ensuite été accordée à des femmes ayant retardé la procréation ou n'étant plus en âge de procréer. Puis, elle a été utilisée pour des personnes seules ou des couples homosexuels. La dernière barrière éthique concerne la grossesse pour autrui, refusée par plusieurs pays.

Un constat inquiétant

Les balises éthiques sont comme une digue qui n'a pas résisté aux requêtes d'autonomie et de volonté de contrôle. Les désirs individuels grandissants ont toujours fini par prévaloir.

     Pour Jean-Marie Lemené, de la fondation Jérôme Lejeune pour personnes trisomiques, le remède n’est plus du ressort de l’éthique, mais de la métaphysique: «Qui serait donc l’être humain, dit-il, pour mériter autant d’égards? […] Pourquoi la vie humaine mériterait-elle d’être plus respectée que celle d’autres espèces vivantes?» Pourquoi la protéger dès ses débuts? Pourquoi éviter de l’instrumentaliser ou d’en faire une marchandise? Pourquoi la protéger du transhumanisme?

     La réponse tient à notre conception de l’être humain et une réflexion métaphysique permet de la dégager. Elle révèle notre caractère unique et notre dignité. Les personnes croyantes peuvent aussi se référer au regard de Jésus sur l’être humain. Il peut fonder une morale chrétienne.

Mgr Bertrand Blanchet

 

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