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Éditorial du mois

Éditorial du mois de septembre 2023

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Jean Grou

La liturgie dans tous les sens

La liturgie mobilise tout le corps humain. D’ailleurs, le mot liturgie prend ses racines dans un terme grec qui signifie «service public». Or, la particule «urgie» se retrouve aussi, par exemple, dans chirurgie et métallurgie, des mots qui sont de l’ordre du travail, de l’action concrète. Si bien qu’on pourrait dire que la liturgie chrétienne, c’est le «travail» du peuple de Dieu! Et pour l’accomplir, il faut bien y mettre tout son corps. C’est donc tous nos sens qui sont sollicités. Voyons ce qu’il en est pour chacun d’eux.

La vue d’abord. Avant même le début d’une célébration, elle entre inévitablement en jeu. On franchit la porte de l’église et l’on regarde autour de soi la disposition des lieux, les ornements, les couleurs, les frères et sœurs avec qui l’on va bientôt rendre grâce au Seigneur. Puis, une fois l’acte liturgique commencé, on tourne les yeux vers les personnes qui accomplissent des rôles particuliers: porter la croix, proclamer des lectures, servir à l’autel… Et bien entendu, les divers gestes du président attirent l’attention. Bref, la vue est certainement l’un des sens les plus sollicités en liturgie.

L’ouïe se trouve aussi en tête de peloton à cet égard, une large part de la participation des fidèles en liturgie consistant à écouter les prières, les lectures bibliques, l’homélie, les chants… C’est par l’audition que les paroles arrivent à pénétrer la personne et à toucher son cœur. La diminution de cette faculté constitue d’ailleurs une triste réalité qui peut heureusement être compensée au moins en partie par l’utilisation d’outils comme Prions en Église.

L’odorat joue aussi un rôle en liturgie, mais assez limité. On pense bien sûr à l’encens, que l’on utilise relativement peu souvent. Mais il faut aussi signaler l’odeur des cierges et des lampions qui embaument souvent les lieux de célébration, leur donnant un climat réconfortant et propice à l’élévation spirituelle.

Quant au goût et au toucher, ils peuvent sembler les «parents pauvres» des sens, car les occasions de les solliciter sont bien peu nombreuses dans le contexte liturgique. En fait, elles se limitent à toutes fins utiles au fait de recevoir dans la main le pain eucharistique et de manger celui-ci. Mais ce n’est quand même pas rien, puisqu’il s’agit du corps du Christ!

Oui, la liturgie sollicite tous nos sens et il est bon de nous le rappeler. C’est avec tout notre corps que nous faisons corps avec l’Église, dans le Christ, pour célébrer la gloire de Dieu.

Jean Grou

Exergue

C’est avec tout notre corps que nous faisons corps avec l’Église, dans le Christ, pour célébrer la gloire de Dieu.