Éditorial

Merci! Cette interjection d’humble reconnaissance jaillit en mon cœur et à mes lèvres au moment d’entamer l’écriture de ces lignes. Merci pour le don de la vie, pour la santé! Merci pour la fracture de ma hanche qui m’a appris l’abandon à la bienveillance des autres juste avant Noël 2019 et le déclenchement de la pandémie! Merci pour la présence des autres, fussent-ils mes ennemis, et pour tout ce qui contribue à leur épanouissement! Mais aujourd’hui tout spécialement, merci pour mes collègues actuels et anciens qui m’ont fait confiance et avec qui j’ai eu tant de bonheur à partager mes compétences et ma ferveur au service de la mission des revues religieuses de Novalis! Merci pour les collaborateurs et collaboratrices dont vous lisez et priez les textes! Solliciter leurs contributions et les réviser avec eux m’a valu parfois des moments d’une rare profondeur. Merci pour vous qui nous suivez! Merci pour la confiance que vous nous faites, pour vos critiques, quand elles sont justifiées, pour les mots d’appréciation touchants et encourageants que nous recevons régulièrement de vous! Votre présence, votre foi, votre prière en Église sont notre raison d’être.

Vous commencez à comprendre que ces quelques lignes ne sont pas comme les autres. Je vous les écris sur le seuil, au moment de tirer ma révérence. Elles vous offrent le dernier éditorial que j’aurai signé. Je le conclus avec le sentiment du devoir accompli, en espérant partir à peu près au bon moment: certainement pas trop tôt, mais pourvu que ce ne soit pas un peu trop tard! Je me suis réveillé un matin en cédant finalement à l’évidence que l’heure de ma retraite sonnait déjà depuis un certain temps.

Je me retire dans mes terres, mais je ne vous quitte pas totalement. Je reste avec vous en communion de foi et d’espérance, dans la flamme et le vent de Pentecôte. Et je garde aussi ma capacité d’écrire à l’occasion. Je suis surtout rassuré de savoir que vous pouvez compter sur une équipe chevronnée et dévouée au service de la mission des revues religieuses de Novalis. L’avenir de notre Prions en Église est en bonnes mains.

Sur le plan personnel, j’espère avoir encore de belles années devant moi pour prier, vivre, réfléchir et écrire en Église. Mais je sens bien que j’entrerai bientôt dans cette période de la vie où beaucoup d’entre vous me précèdent. Ainsi donc, merci pour le vieillissement de mon corps qui va peu à peu m’apprendre l’abandon au temps, à l’anonymat, à l’éternité!

Jacques Lison

Je reste avec vous en communion de foi et d’espérance, dans la flamme et le vent de Pentecôte.