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  • 20e semaine du temps ordinaire
    Couleur liturgique: vert

    Témoins de la foi

    Saint Jean Eudes. Prédicateur puissant dans la France rurale du 17e siècle, Jean Eudes proposait aux chrétiens l’amour de Dieu, tel que vécu dans le cœur de Jésus et de Marie. Il fonda la Congrégation de Jésus et de Marie (Eudistes) et celle des Filles de Notre-Dame de la Charité.

    Lectures


    Éditorial du mois d'août

    Hommage à quatre piliers

    Alors que l’été tire à sa fin et que la reprise des activités courantes se profile à l’horizon, le moment est propice pour nous arrêter un peu et nous demander où puiser notre motivation, notre inspiration pour réaliser nos divers engagements et relever les défis qui se présenteront à nous. En ce qui me concerne, les noms de quatre éminents collègues me viennent à l’esprit, que beaucoup d’entre vous connaissent aussi puisqu’ils figurent régulièrement dans les pages de Prions en Église. Je les considère comme de véritables piliers en raison de leur longévité et de leur fidélité au sein de l’équipe de rédaction. Leurs premières contributions remontent au début des années 1970. Prions en étant à sa quatre-vingt-troisième année, ils font donc partie de l’équipe depuis plus de la moitié de son existence. Permettez-moi de vous livrer un aperçu de ce que je retiens de chacun d’eux.

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    MÉDITATION DU JOUR

    (Matthieu 19, 16-22) Suivre Jésus, ce n'est pas d'abord obéir à des commandements, comme l'apprend le jeune homme. C'est bien plutôt adopter une manière d'être au monde faite de détachement envers les biens matériels et de compassion à l'endroit des moins fortunés.

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Souffrance et scandale

Souffrance et scandale. Ce sont les deux premiers mots qui me viennent à l’esprit devant le drame des agressions sexuelles commises par des membres du clergé envers des mineurs. Souffrance des victimes, trompées, blessées, trop souvent ignorées, enfermées dans la honte, culpabilisées par l’agresseur et par leurs proches. Scandale, car il n’y a rien de plus éloigné de l’Évangile que d’agresser des enfants, de souiller leur intimité, et ainsi, dénaturer l’amour. Souffrance et scandale de voir aussi certaines autorités exprimer une compassion pleine de condescendance et surtout fermer les yeux au nom de la protection de l’institution ecclésiale. Les hauts standards de nos valeurs et de notre morale sont terriblement écorchés par ces révélations.

     Notre entourage — médias, famille, amis — nous interpelle en chœur: «N’êtes-vous pas dégoûtés?» Et je ne peux que partager leur aversion. Quelque chose a été brisé en nous et dans notre relation avec la société, quelque chose comme la confiance et la crédibilité: pouvons-nous encore, malgré tout ça, être dignes de foi?

Rebâtir la confiance

Les scandales ne datent pas d'hier. De nombreuses enquêtes ont mis au jours des sévices subis par des enfants dans plusieurs organisations religieuses ici même au Canada. Des communautés, mais aussi des diocèses, ont eu à répondre à des allégations et à des accusations. Contrairement à ce qui est véhiculé dans l'opinion publique, l'épiscopat canadien ne s'est pas montré insensible à cette situation.

     Dès 1987, la Conférence des évêques catholiques du Canada proposait aux diocèses des lignes directrices dans les cas d’agressions sexuelles commises par un membre du clergé. En 1992, le document De la souffrance à l’espérance rappelait qu’une réponse adéquate de l’Église face à ces crimes devait mettre en priorité la compassion et la responsabilité. Tout récemment, en septembre 2018, un nouveau document Protection des personnes mineures contre les abus sexuels. Appel aux fidèles catholiques du Canada pour la guérison, la réconciliation et la transformation, s’appuyant sur les leçons reçues du témoignage des victimes d’agressions sexuelles, donne aux diocèses de nouvelles balises pour traiter, mais surtout prévenir ces crimes. En appliquant des mesures de prudence, de sécurité, de vérification et de formation appropriées, en ne tentant pas de se soustraire aux lois civiles, mais en cherchant à procéder avec transparence et vérité, l’Église d’ici prend au sérieux la situation.

Et nous?

Si chaque organisation diocésaine est à revoir ses protocoles et ses pratiques en cette matière, la lutte contre le mal qui ronge l’Église nous concerne tous. Car s’il est question d’agressions, celles-ci se présentent sous plusieurs formes et se combattent sur plusieurs fronts. Le pape François rappelle que s’il y a inconduite sexuelle, il y a tout autant abus de pouvoir et de conscience. Or, c’est à toutes les personnes baptisées de s’interroger sur les manières d’exercer le pouvoir en Église. Par exemple, s’engager dans des relations hommes-femmes vraies et respectueuses. Faire preuve de miséricorde, mais aussi de justice. Défendre et protéger la dignité et l’intégrité physique des plus faibles. Ces actions, parmi bien d’autres, ne peuvent être la responsabilité de quelques personnes seulement. C’est tout le corps qui souffre: c’est donc tout le corps qui doit se mettre au service de sa guérison.

Yvon Métras

 

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