Accueil
  • 6e semaine du temps ordinaire
    Couleur liturgique: vert

    Témoins de la foi

    Sainte Bernadette (1844 - 1879). En 1858, une «dame vêtue de blanc» se présentant comme «l’Immaculée Conception», apparut à dix-huit reprises à cette jeune fille pauvre de Lourdes. Malgré les railleries, elle transmit fidèlement le message de la Vierge Marie puis se retira chez les Sœurs de la Charité de Nevers.
    Xavier Lecœur

    Lectures


    Éditorial du mois de février

    La bonté plutôt que le bien

    L’extraordinaire fresque de la bataille de Stalingrad qu’offre Vie et destin de l’écrivain soviétique Vassili Grossman a failli n’être jamais publiée. Elle ne l’a été qu’en 1980, à l’étranger, à partir de copies clandestines du texte, miraculeusement conservées: en 1960, deux officiers du KGB avaient saisi, dans le domicile de l’auteur, le manuscrit, ses brouillons et toutes les traces qui auraient pu le reconstituer. Les autorités soviétiques étaient inquiètes du fait que ce récit osait juger le régime stalinien comme une réplique du régime hitlérien. En plein centre du roman, l’idéologue nazi Liss dit au prisonnier bolchevique Mostovskoï: «Quand nous nous regardons, nous ne regardons pas seulement un visage haï, nous regardons dans un miroir. Là réside la tragédie de notre époque.»


    En savoir plus >

    MÉDITATION DU JOUR

    (Genèse 4, 1-15.25) En ce moment même, combien de voix d'innocentes victimes crient vers le ciel, à la manière d'Abel? Qui sont-elles? Qui sont les Abel des temps modernes? Que jamais la parole du Seigneur ne cesse de résonner en ce monde: «Où est ton frère? [...] Qu'as-tu fait?» 

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Célibat et bonheur? Oui, c'est possible!

Jusqu'à mes trente ans, j'étais loin d'imaginer que mon état de vie serait finalement... le célibat. Comme à peu près toutes les jeunes femmes de mon âge, j'aspirais à me marier, à avoir des enfants, à fonder une famille. Mais la vie a fait que ce désir profond... ne s'est pas réalisé.

     Depuis quelques décennies, les célibataires sont de plus en plus nombreux en Occident. Des femmes. Des hommes. Certains ont fait le choix de leur condition et y trouvent leur bonheur. Mais beaucoup, pour ne pas dire la plupart, ne l'ont pas choisie. Et plusieurs parmi eux vivent douloureusement l'absence de conjoint et d'enfants. Ils ont le sentiment de passer à côté de ce qu'un homme et une femme peuvent vivre de plus beau et de plus grand: l'amour. Le célibat est pour eux synonyme de manque, de «pauvreté», voire parfois d'échec.

     Est-il possible de parvenir au bonheur lorsqu'on n'a pas voulu au départ cet état de vie? Il m'aurait été difficile, j'avoue, de répondre à cette question à trente ans. Mais aujourd'hui, je n'en ai plus aucun doute. Le célibat, même non choisi et définitif, peut être un lieu d'épanouissement et de croissance. À condition d'arriver... à lui donner un sens.

Choisir la vie

Chaque personne vit son célibat de manière unique, et le vit aussi différemment suivant les âges de la vie. Mais vient un temps, je pense, qui n'est pas le même pour tous, où mystérieusement un passage se fait. Avec l'aide de la grâce sans doute, on devient capable d'accepter sa condition de célibataire et de la reconnaître comme faisant partie de son histoire. On arrive à l'assumer pleinement et en toute liberté. Et cet acquiescement change tout. Car on décide alors de choisir la vie. De donner un sens à son célibat. De mettre toutes ses énergies à s'accomplir et à vouloir porter du fruit.  

     Dans ma vie personnelle, c'est autour de trente-cinq ans que mon célibat a pris tout son sens: lorsque j'ai été appelée à devenir proche aidante auprès de mes parent âgés et malades. Ceux-ci sont alors devenus... comme mes enfants. Et cet engagement, si exigeant fût-il, a donné à ma vie une fécondité dont je ne pouvais plus douter.

Découvrir un Dieu proche

Tout célibataire qui arrive à trouver un sens à son existence éprouve une joie et une paix profondes. Car le célibat devient alors un chemin de vie et le lieu d'appels nouveaux. Il permet de s'ouvrir aux autres et d'accueillir la présence de Dieu au cœur même d'une voie qu'on aurait souhaitée différente. Il devient véritablement fécond, et par le fait même heureux. 

     Je suis sûre que Dieu est infiniment proche des célibataires qui sont parvenus à franchir ce pas... Infiniment proche aussi de ces autres qui cheminent encore, et qui, dans la foi, osent lui faire confiance. Il faut peut-être passer par le creuset de la souffrance pour comprendre que Dieu seul peut finalement combler nos manques, guérir nos blessures et changer nos deuils en joie.

∗ ∗ ∗

     Le célibat a ses chances et ses risques, comme toutes les autres voies. Mais une chose est sûre: un célibat assumé est un chemin rempli de promesses, et il mène à la rencontre de soi, des autres et de Dieu. Il importe toutefois de rester vigilant et ouvert aux appels de la vie. Comme ont su si bien le faire, me dirait une amie célibataire, les vierges sages de l'évangile.  

Yolande Richard

 

 

 

 

Application Prions en Église

Application Prions en Église

L'Application Prions en Église facilite la prière et rend la parole de Dieu accessible en toutes circonstances.
Découvrez >