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  • 25e semaine du temps ordinaire
    Couleur liturgique: vert

    Témoins de la foi

    Saints Côme et Damien. Selon la tradition, Côme et Damien ont été martyrisés en Syrie vers 300. Ils étaient probablement médecins. On les appelait «anargyres» (les sans-argent) car ils soignaient les gens gratuitement.

    Lectures


    Éditorial du mois de septembre

    Solidaires avant tout

    LE 22 NOVEMBRE 1963, John F. Kennedy, président des États-Unis, mourrait assassiné dans une rue de Dallas. Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin tombait. Le 11 septembre 2001, deux avions s’enfonçaient dans les tours du World Trade Center à New York et un troisième s’écrasait sur le Pentagone. Le 15 avril 2019, un incendie ravageait la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ces événements ont ébranlé ou ému une large part de la population mondiale en raison, notamment, de leur lourde charge symbolique.

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    MÉDITATION DU JOUR

    (Qohélet 3, 1-11) Le temps, c'est de l'argent, dit-on. C'est pourquoi les personnes qui acceptent de donner un peu ou beaucoup de leur temps sont si chères et si précieuses à nos yeux. Prenons-nous le temps de leur exprimer notre reconnaissance?

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

La pudeur

Quand je retrouvais mon père après un long temps d'absence, il avait coutume de m'aborder par cette question: «Qu'est ce que tu fais de ton corps?» Façon amusante de demander des nouvelles de ma personne et non de s'informer de ma musculature, de mon ossature, de ma forme physique ou de ma santé corporelle. Le corps, l'esprit et le cœur sont en connexion profonde. Si l'on atteint un d'entre eux, les deux autres en sont affectés. C'est pourquoi le mot corps désigne toute la personne. Toucher le corps de quelqu'un a toutes sortes de conséquences positives ou négatives selon le geste posé et le contexte. Il peut s'ensuivre beaucoup de bien comme beaucoup de mal.

L'exposition universelle

À voir tant de gens exposer sans gêne leur corps, étaler leur sexualité publiquement, faire des aveux troublants et les pires confidences sur les ondes des tribunes téléphoniques ou sur les médias sociaux, j'éprouve un profond malaise. Je me demande ce qu'est devenue la pudeur. Le Larousse la définit comme «un sentiment de réserve, de gêne devant ce qui touche à la sexualité». Dans un sens plus large, elle désigne «la réserve de quelqu'un qui évite de choquer les autres, de les gêner». Une attitude de délicatesse et de discrétion. 

Le manque de pudeur se manifestent de diverses manières. Par exemple, je suis choqué de voir des parents donner des entrevues au journal télévisé le jour même ou le lendemain du meurtre scabreux de leur fille. On vient tout juste de retrouver le corps, c'est un drame effroyable et les parents reçoivent le journaliste autour de leur table de cuisine pour partager à la caméra leurs sentiments malheureux. Il me semble qu'à leur place, je fuirais les caméras et les reporters pour vivre mon chagrin à l'abri des regards et loin des oreilles indiscrètes des étrangers. Pourquoi ont-ils besoin d'exposer un tel drame si largement, publiquement? Pour moi, il y a là un manque de pudeur.

L'intimité bafouée

Combien de personnes ont délaissé la pratique du sacrement du pardon parce qu'elles trouvaient trop difficile d'avouer leurs fautes à un prêtre? Or, n'assistons-nous pas de plus en plus à des confessions médiatisées dans lesquelles les gens révèlent des secrets autrement plus embarrassants que les péchés dévoilés en confession? On dit que toute vérité n'est pas bonne à dire. Il semble bien que cet adage ne corresponde plus avec la réalité de bien des gens. Ils ont besoin de tout révéler d'eux-mêmes.

Contrairement à ce que prétendent certaines personnes, la pudeur n'est pas une attitude démodée de gens frustrés et mal à l'aise dans leur enveloppe charnelle. Elle dénote plutôt de la profondeur, un respect pour le corps et, de ce fait, pour toute la personne. Le corps donne accès au cœur et à l'esprit. De grâce, «gardons-nous une petite gêne», comme le dit l'expression familière à la mode.

Ce que l'on fait de son corps est révélateur du rapport que l'on entretient avec tout son être. Sachons discerner ce qui vaut la peine d'être communiqué ou non. L'être est infiniment plus précieux que le pouvoir, l'avoir ou le paraître. Vénérons le mystère qui est en nous, le mystère que nous sommes. Préservons notre intimité et le secret inviolable de notre être. Nous aurons plus de valeur à nos yeux et à ceux des autres. 

Alain Roy

 

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