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  • 1re semaine du Carême
    Couleur liturgique: violet

    Témoins de la foi

    Saint Polycarpe. Évêque de Smyrne et martyr. Il connut personnellement l’apôtre saint Jean et transmit fidèlement son enseignement. Il fut brûlé sur le bûcher à l’âge de 86 ans.

    Lectures


    Éditorial du mois de février

    Intéressantes coïncidences

    Cette année, deux célébrations liturgiques d’importance coïncident avec des jours un peu particuliers du calendrier civil. En effet, le mercredi des Cendres tombe le 14 février, jour de la Saint-Valentin, et le dimanche de Pâques sera le 1er avril, jour du célèbre poisson, occasion de plaisanteries basées sur des mensonges, subterfuges et autres facéties.



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    MÉDITATION DU JOUR

    (Matthieu 5, 20-26) Jésus ne me dispense pas de me conformer aux commandements de Dieu. Au contraire, il veut que j'entre dans ses mœurs jusque dans les fibres les plus intimes de mon être.

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Marginal comme Jésus

Il intriguait les foules et choquait les pharisiens et les scribes. Le jeune rabbi de Nazareth ne laissait personne indifférent. Autant Jean le Baptiste paraissait austère, autant Jésus étonnait par sa joie de vivre, son sens de la fête et ses repas avec des pécheurs. Il ne craignait nullement de se souiller à leur contact. Il parcourait son pays sans avoir même une pierre où reposer la tête. Toutes sortes de rumeurs circulaient à son sujet. Dans son propre village, il était un jour revenu après sa première tournée de prédication autour du lac de Tibériade et l’on avait refusé de le croire. On avait même voulu le précipiter au bas d'une falaise. Aux yeux de plusieurs, Jésus semblait étrange, marginal.

Le dictionnaire Larousse définit ainsi le mot marginal: «Se dit de quelqu’un qui se situe en marge de la société, qui n’est pas bien intégré au groupe social ni soumis à ses normes.» Jésus correspondait bien à cette définition. Et nous?

La marginalité chrétienne

Le disciple n’est pas plus grand que le maître, rappelait Jésus. Faut-il s’étonner que nous, chrétiens et chrétiennes, soyons devenus marginaux dans la société d’aujourd’hui? Vivre en chrétien maintenant n’attire guère d’éloge. Notre situation contraste beaucoup avec ce que nous avons connu socialement il y a quelques décennies à peine. Les plus âgés d’entre nous se rappellent le temps où ceux et celles qui s’abstenaient d’aller à la messe du dimanche ou de s’afficher ouvertement comme chrétiens et chrétiennes étaient montrés du doigt. Aujourd’hui, c’est tout à fait l’inverse et nous en éprouvons parfois un certain malaise.

La normalité chrétienne 

Pourtant, aux premiers siècles de l’Église, ce qui était normal pour les disciples du Christ, c’était d’être minoritaires dans leur société. Souvent, ils étaient incompris, méprisés, suspectés voire persécutés. Ils répondaient par une gaieté surprenante, une joie mystérieuse. Comme les Apôtres, ils étaient «tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus» (Actes 5, 41).

C’est bien là notre défi. Trouver dans le Christ la source d’une joie qui ne se dément pas et qui interpelle notre entourage. Il faudrait que nous en arrivions à vivre de telle façon que les gens nous envient et nous demandent le secret de cette joie et de notre façon d’aimer.

«Allez dans la paix du Christ»

Le danger d’être minoritaires dans la société, c’est de nous replier sur nous-mêmes, de chercher refuge dans nos communautés chrétiennes, de rester entre nous. Luc de la Rochelière décrit habilement cette tendance dans sa chanson intitulée Sauvez mon âme: «On reste ensemble car rien ne nous ressemble.» Au contraire, à la fin de l’eucharistie, le prêtre dit: «Allez, dans la paix du Christ.» Allez, partez, ne restez pas ici! Les chrétiens et chrétiennes sont faits pour sortir, pour se disséminer, pour aller se mêler à leur monde et l’ensemencer. Le Christ attend de nous une intrépidité subversive. L’intrépide ne craint pas les dangers, il ne se laisse pas rebuter par les obstacles. Le disciple du Christ est un contestataire qui s’implique dans son monde. Il donne corps à l’Esprit qui renverse l’ordre du monde pour y installer celui du règne de Dieu. C’est ce combat qui le marginalise comme Jésus et non la fuite pour échapper à son monde.

Alain Roy

 

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