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  • 5e semaine du temps ordinaire
    Couleur liturgique: rouge

    Témoins de la foi

    Saint Paul Miki et ses compagnons. Mémoire des vingt-six premiers martyrs du Japon: Paul Miki, jésuite japonais, deux autres compagnons jésuites, cinq franciscains espagnols, un franciscain mexicain et dix-sept laïcs japonais, dont trois enfants, furent crucifiés en 1597. Ils furent béatifiés en 1627 par Urbain VIII et canonisés sous Pie IX en 1862.

    Lectures


    Éditorial du mois de février

    Courir après quoi?

    À L’HEURE D’ÉCRIRE ces lignes, j’ignore quand se déroulera le prochain championnat mondial d’échecs. En revanche, ce que je sais, comme tout amateur de ce jeu captivant, c’est que le champion du monde depuis plus d’une décennie, le Norvégien Magnus Carlsen, a décidé de ne pas défendre son titre.

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    MÉDITATION DU JOUR

    (Genèse 1, 1-19) Dieu considère comme bon tout ce qu’il a accompli. Il m’arrive pourtant de ne pas trouver bonnes toutes ses œuvres. Est-ce que je peux faire  confiance à Dieu sans tout comprendre? Et surtout, est-ce que je suis au service de la création dans la mesure de mes moyens?

PRIER ET RÉFLÉCHIR EN ÉGLISE

Le synode fera-t-il place aux femmes?

En mars 2020, le pape François annonçait le thème du prochain synode en 2023: «Pour une Église synodale: communion, participation et mission»; il invitait tous les diocèses à faire œuvre de consultation durant les deux années à venir. Aujourd’hui, tous les pays catholiques ont complété ce processus et publié leur synthèse. 

Les deux précédents synodes avaient insisté sur la question des femmes en Église. On le devine, une Église qui se veut inclusive est autant féminine que masculine. Or, cela n’est pas toujours évident à la lumière des pratiques cléricales qui ne transcendent pas toujours les limites de la hiérarchie et de la culture ambiante. De nombreux discours ecclésiaux visent à combattre les discriminations, les violences et les féminicides tant dans la société que dans l’Église. Pourtant, qu’en est-il de la présence et du pouvoir des femmes dans les instances ecclésiales à tous les niveaux? Comment articule-t-on, dans la pratique, l’égalité baptismale et l’égalité des sexes?


Pour «marcher ensemble»

«La synodalité est un style, c’est marcher ensemble, et c’est ce que le Seigneur attend de l’Église au troisième millénaire», proclamait le pape François à la Commission théologique en 2019. Mais on est encore loin de favoriser cette «marche ensemble» quand on considère la difficulté de l’institution à sortir d’un schéma de domination et d’une mentalité patriarcale. François félicite les femmes pour leur travail de soin auprès des personnes démunies, mais l’Église continue de gouverner sans elles en augmentant le pouvoir clérical et en ne tenant pas compte de tout ce qu’elles pourraient apporter du point de vue sacramentel et ministériel.

Une gouvernance partagée femmes et hommes

François suggère une «manière différente de gouverner notre monde globalisé». En mai 2022, il a annoncé la création d’une commission qui accorderait une plus grande représentation des femmes dans les postes de responsabilité comme le diaconat, l’acolytat, le lectorat. Ira-t-il jusqu’à l’ouverture des femmes au diaconat permanent? Pas évident, même si une des synthèses diocésaines (Gatineau) exprime clairement le souhait «que les femmes aient une plus grande visibilité dans le leadership […]», ajoutant «qu’à l’intérieur l’Église est un “boys club” où la femme vient au deuxième rang».

Le Synode nous permettra-t-il de passer d’une Église cléricale à une Église synodale, collaborative pour répondre aux signes des temps? La synthèse québécoise affirme «l’importance d’une gouvernance ecclésiale formulée en matière de co-responsabilité clercs-laïcs et hommes-femmes […]; l’Église est encore pyramidale [et] devrait être conduite par des hommes et des femmes» (p. 8-9). Il importe donc de remettre sérieusement en question l’accès aux ministères ordonnés aux femmes et aux hommes mariés pour favoriser l’égalité, comme cela est prescrit dans les lois civiles.

Oser espérer l'avenir

Les chrétiennes et les chrétiens réclament une Église davantage ouverte aux femmes et à leur reconnaissance inconditionnelle à toutes les fonctions ecclésiales, afin que le «nous» ecclésial soit de plus en plus réel. Le Synode des évêques de 2023 entendra-t-il ces recommandations et y donnera-t-il concrètement suite? Osons l’espérer pour la viabilité et la vitalité de la mission de l’Église!   

Pierrette Daviau

 

 

 

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